vendredi 26 mai 2017

Louise MEY

" Embruns " de Louise Mey
Edité par Fleuve Noir

Béa, Chris et leurs deux rejetons de presque vingt ans sont charmants, sportifs, talentueux et, surtout, ils forment une équipe complice.
Voilà une famille qui a le bon goût dans le sang, chérit les matières nobles, les fruits du marché, le poisson jeté du chalutier, la tape amicale dans le dos des braves. Voilà une team unie qui porte haut les valeurs d’authenticité, d’équité, d’optimisme. Les Moreau – c’est leur nom – ne perdent pas une miette de leur existence. Ils sont insupportablement vivants.
Et comme le veut l’adage, les chiens ne font pas des chats : Marion et Bastien sont les dignes héritiers de leurs parents. Ils ne les décevront pas.
Pour l’heure, tous les quatre se sont réfugiés le temps du pont du 14 Juillet sur une île de Bretagne. Un coin de paradis si prisé qu’il est impossible d’y séjourner sans passe-droit. Mais, même l’espace d’un week-end, impossible n’est pas Moreau.
Seulement, quand au retour d’une balade Béa, Chris et Bastien trouvent la maison vide, la parenthèse enchantée prend soudain l’allure d’un huis clos angoissant. La petite île, devenue terrain boueux d’une battue sous la pluie pour retrouver Marion, va révéler un autre visage : celui d’une étendue de terre entourée d’eau où vit une poignée d’individus soudés comme des frères et aguerris aux tempêtes.

Biographie:

SPSP:  Deuxième roman de Louise Mey. A lire de la première ligne jusqu'à la dernière. Un huis clos pesant, prenant, hors du temps. A vous de découvrir la fin .....Apothéose assurée! 

lundi 22 mai 2017

Fiona BARTON


" La Veuve "  de Fiona Barton

Edité par Fleuve Noir "

Mari idéal ou parfait assassin ? Elle devait savoir… non ?
La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire. Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque. 

Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime. Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil. 

Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous.
Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquillité, même après un acquittement. 
Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupule, la veuve va-t-elle enfin délivrer sa version de l’histoire ?

Biographie: Nationalité : Royaume-Uni . Né(e) à : Cambridge , 1957
Fiona Barton est journaliste et formatrice internationale dans les médias.
Elle a notamment écrit pour le Daily Mail (2005-2008), le Daily Telegraph (2002-2005) et a été rédactrice en chef du Mail on Sunday (1990-2002) où elle a d’ailleurs gagné le prix du reporter de l’année. Fiona Barton est chef de projet à Fojo Media Institute depuis 2011.
Son travail de journaliste lui a permis d’observer les femmes des accusés lors des audiences et donné l’envie d’écrire "La Veuve" (The Widow, 2016), son premier roman. Elle vit aujourd'hui dans le sud-ouest de la France.

SPSP: Un roman très bien construit .Il nous fait partager tour à tour les pensées des principaux protagonistes de cette histoire de disparition d'enfant. Maman méfiez vous de vos amis sur d'internet. Jane, le personnage principal, est une étude psychologique riche en sentiments qui la tiraillent entre sa fidélité à son mari, les quand dira-t-on, de sa petite vie rangée où rien ne doit bousculer son ordonnance
et de regret de n'avoir pas eu des enfants. Sa fierté refuse la vérité même si elle sait qu'elle ne peut être que vrai. Le roman nous fait incliner tantôt du coté des inspecteurs tantôt de ce couple uni mais pas tant que ça. Les derniers chapitres nous amènent à la vérité et à notre délivrance pour se suspens mené de main de maître. Pour un premier roman! Nous avons hâte de lire le deuxième.


vendredi 12 mai 2017

David-James KENNEDY

" Malgré elle  " de David-James Kennedy
Edité par Fleuve Noir



Paris, 1989. Au très chic lycée Henri-IV, les réputations se font et se défont. La magnétique Emma n’a pas conscience du pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les garçons. Yann, Arno, Manu… La liste est longue de ses prétendants en première S2. Mais c’est en Tom, 
ado solaire fou de sensations fortes, qu’elle a trouvé le confident idéal, lui qui la connaît si bien. Un drame va survenir et jouer à assombrir le tableau de cette adolescence parfaite.
Paris, 2015. Leurs chemins se sont séparés. Emma est devenue médecin, comme son père, et partage sa vie avec un chirurgien. Son existence répond en tous points à ce qu’on attendait d’elle. Tom est resté ce casse-cou invétéré qui faisait tomber les filles, et profite de la revente de sa boîte pour vivre plus passionnément encore. Son cœur reste à prendre.
Rien de nouveau sous le soleil, en somme... jusqu’au jour où Luko, un vieux copain de Tom, lui adresse deux messages désespérés pour lui demander son aide. Tom vole jusqu’en Suède pour lui porter secours, 
mais il arrive trop tard. Il ne retrouve que la dépouille de Luko, flottant non loin de la côte. Et dans la maison voisine, un ordinateur portable, sur lequel défilent des photos d’Emma... Il semblerait que, pour les deux 
anciens meilleurs amis, l’heure des retrouvailles ait sonné. Mais pas forcément pour le meilleur.....

Biographie: Petit-fils d’Irlandais né en France, David-James Kennedy est l’auteur d’un premier roman, Ressacs (2014), pour lequel il a reçu le Grand Prix Sang d’Encre du festival du roman policier de Vienne. Il est pharmacien et vit dans la région de Lille.

SPSP: Prenant dès les premières lignes. Le va et vient entre 1989 et de nos jours renforce l'atmosphère. On navigue sur la légèreté de jeunes lycéens et les adultes qu'ils sont devenus. Les promesses de l'aube ne sont pas toujours au rendez-vous. Cette poursuite à travers l'Europe fait monter le suspens jusqu'au final  inquiétant. L'amour qu'l qui soit peut être dévorant et peut nous mener au délire J'ai lu ce roman sur un lit d'hôpital suite à une opération.... une réflexion s'impose sur nos choix de vie ou pas et ce que l'on peut en en faire.




mardi 25 avril 2017

Gérard COQUET


"Connemara Black"  de Gérard Coquet
Edité par  Jigal

La Connemara Black est une mouche artificielle permettant au pêcheur de ne jamais rentrer bredouille… C’est également le nom d’un ancien groupe armé de l’IRA, l’Armée Républicaine Irlandaise. Mais c’est aussi le surnom donné aux filles vivant dans cette baie, à l’ouest de l’Irlande. Elles sont souvent très belles mais plus revêches à apprivoiser qu’un poney des tourbières. Ciara McMurphy en est une. Après un mariage raté, elle a fui la région et s’est engagée dans la Garda, la police locale. Mais lorsqu’une série de meurtres balaie la ville de Galway, c’est elle que le commissaire Grady choisit d’envoyer sur ses terres natales afin de surveiller ce qui reste des indépendantistes. Et entre autres le vieux Zack, un chef de clan, un patriarche qui – entre terres désolées, légendes d’un autre temps, cimetières abandonnés et ex-combattants de tous bords – veille dans l’ombre… Mais sur quoi veille-t-il ?

Biographie : Gérard Coquet est romancier. Il devient expert-comptable stagiaire dans un cabinet de la région lyonnaise. L'envie de créer le pousse à reprendre l'entreprise familiale de location de linge, de la développer et de la vendre au bout de vingt ans. Parallèlement, il exerce pendant onze ans les fonctions de juge auprès du tribunal de commerce de Lyon. Il termine son mandat par une garde à vue, une mise en examen et un non-lieu en correctionnelle.

SPSP: Un peu dur au début pour entrer en Irlande mais la persévérance après quelques pages nous récompense. Cette immersion en période post IRA nous prend et nous retient dans ce pays où les légendes, les mages et la violence actuelles se marient. Mais l'homme est ce qu'il est et ne changera jamais. L'appât du gain sera toujours un moteur essentiel .
Un roman à  recommander et rêver pas de pêche au saumon mais de landes... 


samedi 22 avril 2017

Nicolas BEUGLET

" Le cri "  de Nicolas Beuglet
Edité par XO

Hôpital psychiatrique de Gaustad,  Oslo. À l'aube d'une nuit glaciale, le corps d'un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l'hôpital semble si peu à l'aise avec l'identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, inspectrice dépêchée sur place, cette affaire ne ressemble à aucune autre.
C'est le début d'une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l'île de l'Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, elle va lier son destin à celui d'un journaliste d'investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l'une des questions qui hante chacun d'entre nous : la vie après la mort...
Inspiré par des découvertes et des événements réels, c’est une histoire menée tambour battant, avec des personnages forts et dynamiques, qui se lancent à la poursuite de secrets enfouis estampillés CIA.
Biographie:Scénariste, Nicolas Beuglet a publié un premier roman sous le nom de Nicolas Sker : 'Le premier crâne' (2011).
'Le cri' est son 2e roman. 
SPSP: Pour ce qui est de la maîtrise de l'enquête et des rebondissements spectaculaires, on est plutôt bien servis par cet auteur, qui dans la vie, est scénariste. Le cri triller effroyable, au style efficace et parfaitement maitrisé, le rythme est soutenu, les rebondissements fréquents, les personnages humains et attachants, l’histoire parfaitement documentée. On est littéralement possédé par ce récit qui ne laisse pas indifférent. A ne rater sous aucun prétexte.





dimanche 9 avril 2017

Pour les jeunes auteurs...

Une recommandation pour tous ceux qui rêvent d'être édités......Heureusement que tous les éditeurs ne sont pas à cette enseigne. Nous en connaissons de très bien.


https://quelunivers.wordpress.com/2017/04/08/jetais-un-auteur-jeunesse-benevole/

mercredi 22 mars 2017

Christophe GAVAT

 "96 heures Un commissaire en garde à vue"
" La 97 heure Flic un jour Flic toujours"
de Christophe Gavat édité par Michalon

Dans son livre « 96 heures » (Un commissaire en garde à vue) Christophe Gavat clame son innocence et critique la manière dont l'enquête a été menée. Fait le bilan de ses 25 ans de carrière beaucoup de cadavres, la vie de famille réduite à peau de chagrin, les missions ingrates, les moqueries, le mépris, la ligne jaune à ne pas franchir, les injustices quand le flic devient bouc émissaire, la complexité du système judiciaire, les vices de procédure, le rôle des informateurs, les planques..

Dans son second livre « La 97 éme heure » (Flic un jour, flic toujours) il raconte l’après, la parole libérée .Il pose un regard critique sur l’évolution des institutions policières et judiciaires. Sans langue de bois, il dénonce les dérives et les paradoxes du système, décrit la perte de l’humain au bénéfice du politique! L’oubli du terrain au prix de la statistique. Revient sur des anecdotes marquantes de sa vie de policier et porte un regard désabusé sur les institutions policière et judiciaire françaises.

Biographie: En octobre 2011, des policiers lyonnais et grenoblois, dont le commissaire de police Christophe Gavat, alors chef de la PJ de Grenoble, sont placés en garde à vue pendant quatre jours et mis en examen pour Association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants , détournement de scellés et vol en réunion , dans le cadre de « l’affaire Neyret » L’inspection générale des services (IGS) suspecte les policiers d’avoir détourné de la drogue, sur ordre de leur supérieur, le commissaire divisionnaire Michel Neyret, numéro deux de la police judiciaire de Lyon, afin de rétribuer des indicateurs

SPSP: Mêlant réflexions et anecdotes, ce talentueux conteur retrace avec humour et émotion une vie de flic jalonnée de rencontres violentes, touchantes et qui ne laissent pas indifférent. « Un très bon cru à déguster sans modération ». Pour les amoureux de polar, une belle écriture à découvrir. Un auteur, comme on les aime à découvrir.


lundi 20 mars 2017

Gilles GUILLOTIN

                                              
 "33 ans Flic pour rien?" de Gilles Guillotin
   Edité par Temporis

33 ans flic pour rien est le témoignage percutant et sans fard. Un commandant fonctionnel de la Police Judiciaire grenobloise, au confluent des plus nocives routes de la drogue européenne et d’affaires retentissantes de la région Rhône Alpes Auvergne.

L’auteur, qui fut numéro deux de la PJ de Grenoble, témoigne de son expérience des indics et des stups. La chute de son patron, Michel Neyret, le touche personnellement et ébranle la PJ au plus haut niveau, jusqu’au « 36 »,  le fameux quai des orfèvres.
C’est un boulot qui colle à la peau ; transcende, pousse aux limites, donnant à celui qui embrasse un sentiment d’utilité, un besoin de reconnaissance, mais aussi parfois une impression de puissance poussant à négliger les dangers et les pièges du métier. Où, quand,combien ? Trois réponses qu’un indic doit apporter au flic, un condé qui sait sortir de l’eau son tonton !

Biographie: Gilles Guillotin est ancien n°2 de la PJ de Grenoble sous les ordres du commissaire divisionnaire. Michel Neyret, directeur adjoint de la PJ de Lyon, avec lequel il a été amené à travailler. 
Préférant une retraite anticipée, l ‘auteur était un grand professionnel reconnu, spécialiste des stups,des tontons, des limites. 33 ans de carrière dans la police.

SPSP: C’est l’histoire d’une aventure humaine, celle d’un flic, toujours sur la brèche, avec ses joies et ses peines, celle d’un accident de flic en vraie grandeur et que seuls les passionnés peuvent connaître. Dans ce récit très bien écrit, Gilles Guillotin nous offre un document d’actualité brut, direct. Un Homme que nous avons été ravis de recevoir à notre salon du 4 Mars 2017 à Saint-Chef et ainsi de mieux connaitre. Il est des rencontre où l'on se sent un peu plus intelligent après.