mardi 22 mai 2012

Marc CHARUEL


 Marc Charuel. Dans l'univers du polar, un inconnu. Et pour cause, il signe là, à 57 ans, son premier roman. Lui vient d'un autre monde : celui du petit cercle fermé des reporters de guerre. Tout a commencé au lendemain du baccalauréat
Charuel décide de partir pour l'Asie avec un appareil photo
Quand Charuel débarque à Saïgon,  la guerre du Vietnam vit ses derniers soubresauts. 

Comme tant d'autres jeunes «nés au journalisme au sud du 17eparallèle», Charuel finit par faire corps avec la jungle et la guérilla. L'Asie et la guerre le digèrent. Il est accro au son du mortier, aux balles traçantes, shooté à la ligne de front. Sans s'en apercevoir, il y consume sa jeunesse à danser avec les morts. Encore a- t-il la chance d'être toujours vivant. Tête brûlée ? Peut-être, mais, comme le dit Yan Morvan, un autre de ses amis reporters, «un bon photographe est un photographe vivant».

Viendront encore la Bosnie, la Serbie entre 1991 et 1995... Et plus tard l'Afghanistan.


Le jour où tu dois mourir


A 57 ans , écrire son premier roman policier, une aventure de plus. Mais quel coup de maître. Un auteur dans la lignée des Grangé, Chattham, Thilliez.
Le héros de son  roman lui ressemble. Ancien photographe de guerre, il nous entraîne à travers le monde dans une histoire où l'on n'en ressort pas sans quelques cauchemards. 



......Arcachon (Cap-Ferret), au cours d'un été assez maussade (temps de merde), en 2006. Alain Duncan, photographe, ancien reporter de guerre ayant bourlingué au fil de sa vie sur plusieurs conflits violents, ayant connu l'enfer à plusieurs reprises (comme l'auteur du roman, vraisemblablement !), est depuis rangé des affaires, tout au plus se contente-t-il de photographier, en mode paparazzi, des célébrités. Alors qu'il recherche Amélie Mauresmo, qui vit non loin, pour la photographier, il photographie une forme étrange, un homme en tenue sombre, qui est passé dans le champ. Quelques jours plus tard, il fait la connaissance de Clémence, une jeune femme pratiquant le naturisme, avec qui il se lie amoureusement. Parallèlement, on découvre le corps atrocement mutilé d'une jeune Allemande, babysitter chez une famille assez aisée vivant non loin, les Leclerc. La victime a été crucifiée au sol, violée, horriblement saignée. Duncan a découvert le corps par hasard.
Un livre qui nous reste en nous. Quand les dernières lignes arrivent ont pense pouvoir respirer mais non. On reste immergé, survivant  dans ce monde sans espoir. Un grand roman

Les soldats de Papier

Marc Charuel : ...On dit que l’appétit vient en mangeant, c’est vérifié avec mon deuxième thriller. Je n’ai eu de cesse de le terminer pour démarrer le troisième. J’ai découvert que j’étais devenu accro à raconter des histoires… 

...Vague de désertions troublantes dans l’un des plus prestigieux régiments de France. Déstabilisé, l’état-major décide de faire appel à Geoffroy de la Roche, psychologue et lieutenant de réserve. Une mission qui le renvoie à un drame personnel : dix ans plus tôt, son frère a disparu dans les mêmes circonstances. La collaboration avec l’armée est épineuse et l’enquête piétine. Jusqu’à sa rencontre avec l’énigmatique Selma, la mère d’un des déserteurs, qui l’entraîne au cœur d’une Bosnie ravagée par la guerre, le froid et la mort.

Nous,  notre appétit vient en lisant. La lecture des "soldats de papier" est aussi bouleversante que " le jour où tu dois mourir" mais plus de suggestions. Et c'est encore  plus traumatisant. Un livre à  lire lentement pour mieux le déguster. Les souvenirs de guerres ne sont jamais loin.

A quand le troisième opus



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